Après avoir lu la note de Sonia à propos de ses voyages, me suis rappelé les miens en même temps que la définition du voyageur selon P. Handke -où il est question de sentir un passage, le franchissement d'un seuil (a contrario du touriste). Suis allé recherché certains de mes textes où les seuils sont sentis, oui ! Cette notion de seuil ici peut sembler être traitée ironiquement, mais je ne dissocie pas en moi le lieu qui, en tant que FORCE AGISSANTE, dans le voyage a façonné l'histoire.
GLAUQUE
Putain, oui, c'est glauque ! Dans quels bras es-tu allée te fourrer, Hécate, monstre ? L'as-tu recherché, aussi, ce plaisir à goût d'ailleurs ! Mais c'est l'ailleurs qui t'a mis ça en tête... Satané Aragon, aussi, qui le disait bien, qu' "il fallait pas nous donner des cartes de bibliothèque". T'as dû y trouver un atlas, la géographie des passions fumeuses, et piqué tout droit vers elles. Zigzag parcours : Istanbul, Brighton, Copenhague... Perdue en des amants d'entre lesquels il fallait te ramasser ; et y croire, en nous, à nouveau, sur tes instances ! Mais, au compteur du temps sans toi, ça fait 3 ans que tu t'es fixée enfin, accrochée de toute la force de ta peur à cet informaticien de mes deux (je me rappelle ce Noël où, bonne pomme, je suis venu te tenir compagnie parce qu'il avait préféré le passer en famille.. sachant qu'il te laissait absolument seule, ce fumier !) Comment as-tu pu lui passer ce dont le millième à moi m'a coûté la vie -et dieu sait de quelle façon, avec surtout cette indifférence odieuse, altière dans la chambre de Loti, devant mes cendres, ce pauvre amour à qui tu aurais plus tard encore l'audace de dire que "Quant à toi, tu es dans toutes mes conversations avec mes nouveaux amis, tu es ce qui me distingue, une Histoire et la force de l'avoir vécue et de la vivre encore, tu es mon étrangeté d'être et ma fierté.
Pas donné à tout le monde..."
"Quand je serai grande , je me marierai avec toi." Véridique ! Cru décembre 2002 ! Oui, même encore à cette date tu te foutais superbement de nous ! Putain, oui, c'est glauque de repenser à tout ça ; oui, c'est glauque d'encore maintenant te maudire à ce point !
MA MEMOIRE RALLUMEE
Rappelle-toi, oui rappelle-toi pour une fois mais cette fois-ci " pour de vrai ", comme nous avons vécu tous les deux ! Qu’y avait-il plus loin que tes yeux dans les miens, sinon encore la route que nous ferions ensemble encore et toujours ? " On the road again "… notre devise. Pour une route, c’en fut une, et longue et pleine de virages et repue de soleil et bâfrée de souvenirs… Ton rire reste et dévale à jamais les roches, avec la peur coincée quelque part derrière le bonheur. La peur de tes larmes à l’improviste, qu’alors les roches glissent et nous piègent. Je craignais mon impuissance devant tes peurs soudaines, cette littérature, ton amour mon amour, écrite à quatre mains mais surtout par les miennes. Qui vivait quoi ? Moi, j’allais évidemment tenter encore l’escalade, au contresens de ta folie, de ton rire aux fêlures apparentes, tâcher de trouver au sommet mieux que ma douceur peut-être une miraculeuse arnica (?) Je rentrerais bredouille mais qu’importe, déjà l’eau de tes yeux aurait viré et mis le cap sur l’horizon à nos couleurs, nous étions heureux à nouveau !
Jusqu’à ce qu’un jour quelque part le sol se mette à trembler et m’ensevelisse. Le miracle de ta guérison était en chemin, venu d’en bas, à coup de sainte indifférence et de rageuse sexualité. Avec lui, comme avec d’autres ensuite, j’ai cru qu’ainsi tu te vengeais de moi.
Parfois, je le crois encore, mais c’est parce que je t’aime toujours.
Et aussi Mes Vallées
ou encore Fred Astaire
La plupart de mes voyages ont été emplis d'effroi, irradiés a priori par la violence des émotions qu'ils ont suscitées. A Bibi, si elle me lit ici (et j'en profite pour l'embrasser), je vole un passage du mail que je lui ai écrit pour rappeler encore Saint-Ex :
"Je veux bien croire que vous m'imaginez voyageur et contraint voire auto-contraint
à un amenuisement de mes frontières... Je ne puis vous
donner tort. Et les sentences à la Saint-Ex ne se
formulent jamais qu'après coup, alors que le trop tard
vous exécute comme vous saviez qu'il vous exécuterait.
Ne serai jamais jardinier, mais l'inventerai chaque
jour, à chaque goutte de mon exudation "littéraire",
pour tous les désirs avortés... Un jour, j'aurais dû
être jardinier, oui."
GLAUQUE
Putain, oui, c'est glauque ! Dans quels bras es-tu allée te fourrer, Hécate, monstre ? L'as-tu recherché, aussi, ce plaisir à goût d'ailleurs ! Mais c'est l'ailleurs qui t'a mis ça en tête... Satané Aragon, aussi, qui le disait bien, qu' "il fallait pas nous donner des cartes de bibliothèque". T'as dû y trouver un atlas, la géographie des passions fumeuses, et piqué tout droit vers elles. Zigzag parcours : Istanbul, Brighton, Copenhague... Perdue en des amants d'entre lesquels il fallait te ramasser ; et y croire, en nous, à nouveau, sur tes instances ! Mais, au compteur du temps sans toi, ça fait 3 ans que tu t'es fixée enfin, accrochée de toute la force de ta peur à cet informaticien de mes deux (je me rappelle ce Noël où, bonne pomme, je suis venu te tenir compagnie parce qu'il avait préféré le passer en famille.. sachant qu'il te laissait absolument seule, ce fumier !) Comment as-tu pu lui passer ce dont le millième à moi m'a coûté la vie -et dieu sait de quelle façon, avec surtout cette indifférence odieuse, altière dans la chambre de Loti, devant mes cendres, ce pauvre amour à qui tu aurais plus tard encore l'audace de dire que "Quant à toi, tu es dans toutes mes conversations avec mes nouveaux amis, tu es ce qui me distingue, une Histoire et la force de l'avoir vécue et de la vivre encore, tu es mon étrangeté d'être et ma fierté.
Pas donné à tout le monde..."
"Quand je serai grande , je me marierai avec toi." Véridique ! Cru décembre 2002 ! Oui, même encore à cette date tu te foutais superbement de nous ! Putain, oui, c'est glauque de repenser à tout ça ; oui, c'est glauque d'encore maintenant te maudire à ce point !
MA MEMOIRE RALLUMEE
Rappelle-toi, oui rappelle-toi pour une fois mais cette fois-ci " pour de vrai ", comme nous avons vécu tous les deux ! Qu’y avait-il plus loin que tes yeux dans les miens, sinon encore la route que nous ferions ensemble encore et toujours ? " On the road again "… notre devise. Pour une route, c’en fut une, et longue et pleine de virages et repue de soleil et bâfrée de souvenirs… Ton rire reste et dévale à jamais les roches, avec la peur coincée quelque part derrière le bonheur. La peur de tes larmes à l’improviste, qu’alors les roches glissent et nous piègent. Je craignais mon impuissance devant tes peurs soudaines, cette littérature, ton amour mon amour, écrite à quatre mains mais surtout par les miennes. Qui vivait quoi ? Moi, j’allais évidemment tenter encore l’escalade, au contresens de ta folie, de ton rire aux fêlures apparentes, tâcher de trouver au sommet mieux que ma douceur peut-être une miraculeuse arnica (?) Je rentrerais bredouille mais qu’importe, déjà l’eau de tes yeux aurait viré et mis le cap sur l’horizon à nos couleurs, nous étions heureux à nouveau !
Jusqu’à ce qu’un jour quelque part le sol se mette à trembler et m’ensevelisse. Le miracle de ta guérison était en chemin, venu d’en bas, à coup de sainte indifférence et de rageuse sexualité. Avec lui, comme avec d’autres ensuite, j’ai cru qu’ainsi tu te vengeais de moi.
Parfois, je le crois encore, mais c’est parce que je t’aime toujours.
Et aussi Mes Vallées
ou encore Fred Astaire
La plupart de mes voyages ont été emplis d'effroi, irradiés a priori par la violence des émotions qu'ils ont suscitées. A Bibi, si elle me lit ici (et j'en profite pour l'embrasser), je vole un passage du mail que je lui ai écrit pour rappeler encore Saint-Ex :
"Je veux bien croire que vous m'imaginez voyageur et contraint voire auto-contraint
à un amenuisement de mes frontières... Je ne puis vous
donner tort. Et les sentences à la Saint-Ex ne se
formulent jamais qu'après coup, alors que le trop tard
vous exécute comme vous saviez qu'il vous exécuterait.
Ne serai jamais jardinier, mais l'inventerai chaque
jour, à chaque goutte de mon exudation "littéraire",
pour tous les désirs avortés... Un jour, j'aurais dû
être jardinier, oui."